Yoshi's Story

Yoshi's Story

boxart

Ca ne devait être qu'un kawa teinté d'anti-américanisme, mais j'ai décidé d'en faire un truc plus imposant. Non parce qu'il y en a marre là , voyez-vous. Les gens ont de la merde dans les yeux, le Tonic est là pour vous foutre les gouttes !

Qu'on leur arrache les pétales à tous ces bâtâaaaaaaards !

Mais je m’explique, parce qu’un chapô comme ça, ça fait trop racoleur. Metroid Prime premier du nom avait pour lui le privilège de la nouveauté. Le côté jamais-vu (au moins pour ce qui est de la licence Metroid, j’en vois déjà qui vont hurler au scandale “‘mais y z’ont rien inventé en fait” etc…) qui en a fait un titre inoubliable chez les fans. Pas comme son successeur par exemple… Dur-dur, donc, de succéder proprement à ce genre de passage à la 3D, sans donner dans la resucée ou la trahison. Le 2 fut une resucée éhontée, le 3 sera t’il une trahison ? Ouiiiiii ! Noooooon ! Siiiii connaaaaard ! Et voilà , c’était la question à ne pas poser.

C'est que là on cause de mon jeu préféré, en fait. Ou l'un de mes jeux préférés, c'est plus prudent de dire ça. Un jeu dont toute trace aurait pu facilement être exterminée de l'histoire de Nintendo, au même titre que Startropics (90, NES) ou même le prochain Tingle si ces cons d'Européens viendraient à le bouder. Massacré par la critique, humilié régulièrement dès qu'il est question de la voix qu'il a donné à son héros (et elle aussi je l'adore), et à présent de nouveau lynché par une bande de moules dont l'incompétence notoire n'est pourtant plus à démontrer, mais qui hélas parviendra à coller une maudite répute à Yoshi's Story, le mouton noir des platformers 2D de chez Nintendo (et pourtant c'était le dernier du genre avant New Super Mario Bros !), et c'est d'autant plus honteux que ce Yoshi n'a pas grand-chose de noir. C'est même plutôt l'orgie de couleurs à ce niveau. Mais ça, vous le savez déja, pas vrai...?

C'est au niveau du but même du jeu que Yoshi's Story est carrément à des kilomètres de son illustre prédécesseur, et c'est pour ça qu'on le déteste tant (ou plutôt qu'on ne se donne pas le temps de l'aimer). Vous n'aurez pas à boucler un niveau en traçant jusqu'à sa fin, mais en gobant une trentaine de fruits. Vous n'aurez pas non plus à faire les quatre niveaux des six mondes, mais juste un par monde, au choix. Évidemment, tout le monde fait ça super facilement, boucle tout le jeu en un quart d'heure, et ensuite va chialer ses insultes homophobes sur les boards que je ne citerais pas. Bien entendu que ça, c'est facile, bande de tarlouzes ! (comment, moi aussi j'en fais ?)

Oui, c'est facile mais c'est passer à côté du jeu. C'est le deuxième effet Yoshi's Story : après le jardin d'enfants, la crise de nerfs. L'intérêt principal du jeu les amis, c'est de scorer ! Pourquoi ? Pour débloquer les trois niveaux restants dans chaque monde (vous n'avez accès qu'aux premiers d'entre eux au début). Et accessoirement pour scorer aussi. Comment ça vous n'en avez rien à foutre ? C'est pourtant comme Yoshi Touch&Go ou DK Jungle Beat (ou même Sonic and the Secret Rings), on attend de vous de scorer, pas de vous croire dans un Yoshi's Island bis. Et dans cette optique, ramasser que des fruits identiques, se limiter exclusivement aux "fruits du jour", ou plus hardcore encore, ne se prendre que des melons (comme il y en a strictement trente dans chaque niveau, autant vous dire que c'est chaud), tout ceci sans compter les ennemis (préférez l'élimination au jet d'oeuf, ça rapporte plus), les pièces d'or cachées dans le sol... vous voyez qu'il y a du challenge ! Vous me diriez, mais tout ça ne consiste alors qu'à fouiller des niveaux dans les moindres détails, ça va être chiant, on va devoir se payer des allers-retours, etc... Certes. Mais vous risquez d'apprécier tout de même, parce que ces allers-retours, vous n'allez pas les faire sous la grisaille.

En effet, je vous parlais plus haut d'une explosion de couleurs. Soyons moins laconique, Yoshi's Story est un ravissement pour les yeux et pour les oreilles, avec une bande-son qui, elle au moins, est universellement reconnue comme excellente (avec des instrus d'une qualité inouïe pour un des tous premiers jeux de la Nintendo64, et ces vois de Yoshiiiiiiiiis !) et des paysages sur lesquels je ne dirai rien du tout pour ne pas vous spoiler la race. Parce que vous allez vous le prendre ce jeu ! Dispo dans la console virtuelle US, probablement bientôt en Europe, je sais que ça va faire cher avec Sin & Punishment et que c'est un scandale ces prix prohibitifs, mais voilà : on passe pas à côté d'un jeu comme Yoshi's Story. On ne calomnie pas des "Level designs rehash the same stuff to death" ou des "Lacks the personality and creativity you expect out of Nintendo's platformers." après avoir VRAIMENT joué à ce jeu, après en avoir défoncé les moindres recoins dans la joie et la bonne humeur, puisque l'ambiance est tellement bien que vous y reviendrez toujours et toujours, à la traque des derniers melons, des Yoshis noir et blanc ou de la Totaka's Song (ouais remarque, celle-là vous savez peut-être déja où la dénicher), voire même uniquement pour le générique de fin, et je ne parle même pas du trip revival pour les "sixty-foreros" comme moi. Et en plus, vous savez c'est quoi le plus fort ? Il plaira même au casuals. Aaaaaaah ça y est je l'ai dit, chuis un vendu !

Hell Pé

Oui, c'est facile mais c'est passer à côté du jeu.

Le détail qui tue

La jaquette japonaise du jeu déchire. Comme ça ne se voit pas trop en miniature, la voilà en gros.

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